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ACCUEIL → Emilie Prudence NDZINGA : la rigueur et la discipline incarnées
Appliquée dans son travail, la Major du service de kinésithérapie donne le meilleur d’elle pour la prise en charge des patients.
.Appliquée dans son travail, la Major du service de kinésithérapie donne le meilleur d’elle pour la prise en charge des patients. Elle attache également du prix à une bonne formation des stagiaires qui passent par son service.
À notre arrivée dans son bureau, Emilie Prudence Ndzinga, Major du Service de kinésithérapie, échange avec une patiente. Le bureau est propre, rangé, avec de belles senteurs. Difficile de croire qu’on est dans un hôpital. Méticuleuse, la Major attache du prix à la propreté dans son entourage et partout où elle se trouve. Sourire aux coins, cette dame à la quarantaine bien sonnée affiche bonne mine. Malgré la charge de travail qu’elle accumule depuis le début de cette journée du mardi, 25 juin 2024, Emilie Prudence Ndzinga, semble encore être d’appoint en ce milieu d’après-midi. Bien que le mardi ne soit pas jour de grande affluence, Major Ndzinga a supervisé la prise en charge d’au moins, une cinquantaine de patients en ambulatoire.
«Nous sommes un service ambulatoire. On travaille de jour, et pas de nuit. Ce qui veut dire qu’on ne garde pas les malades. Donc, on a des journées chargées. Mais, après le service, nous sommes un peu libres. On veille à ce que les patients soient pris en charge, en temps et en heure, à ce que les avis ne trainent pas dans le service, à ce que les patients du service soient bien pris en charge et on fait l’administration, le suivi des stagiaires, des recettes », note-t-elle. Et de poursuivre. «On a des jours de grande affluence comme le lundi, mercredi et vendredi, où on reçoit entre 55 et 68 patients. Le mardi et le jeudi, c’est entre 45 et 50 patients, pour ceux qui viennent en ambulatoire», renseigne la spécialiste.
Exigence professionnelle
Ses journées sont donc chargées. Arrivée à l’hôpital autour de 7h30, elle veille à l’accueil des patients, fait le tour des box pour vérifier l’effectivité de la présence au poste de ses collaborateurs, veille à ce que les paramètres des patients soient pris, et leurs carnets transmis dans les box pour consultation ou prise-en-charge. Les plaintes ou malentendus avec les patients sont évidemment
pris en compte et réglés. «Leur satisfaction est notre priorité» souligne-t-elle. Une prise en charge sur laquelle elle ne transige pas et est des plus exigeantes. Et ses collaborateurs ou stagiaires indélicats sont parfois rappelés à l’ordre et les sanctions, immédiates.
«Il faut de la rigueur parce que ces stagiaires seront nos traitants demain. Si nous sommes malades ou avons un parent malade et qu’on se rende compte que c’est un personnel (stagiaire d'hier) qui n’était pas ponctuel, ni appliqué au service qui va nous suivre, on aura du mal à l’accepter», fait-t-elle savoir. Elle ajoute: « À leur arrivée dans le service, les stagiaires sont briefés sur ce qu’ils doivent savoir et faire: ponctualité, rigueur dans le travail, empathie, interdiction de manipuler les patients sans la présence du thérapeute titulaire… ».
Les après-midis sont tous aussi chargés en kinésithérapie. À partir de 13h, Emilie Prudence Ndzinga veille à la prise en charge des patients hospitalisés dans les autres services, en dehors de ceux qui sont pris en charge dans les postes fixes. Les postes fixes étant des unités ou services dans lesquels les kinésithérapeutes travaillent tous les jours, y compris les jours fériés, le samedi et le dimanche. Dans les trois postes fixes existants, principalement en Neurologie, en Réanimation, au Centre des maladies respiratoires, les kinés y sont tous les jours. Sont également pris en charge, les patients dont les avis leur parviennent.
Infirmière depuis l’enfance
Major Ndzinga attache donc beaucoup de prix à la qualité des soins qu’elle administre à ses patients. Dès sa tendre enfance elle aimait déjà jouer à l’infirmière, caressant ainsi le rêve de soigner les gens une fois grande. Héritage familial reçu de ses grands-parents eux aussi Infirmiers. Toute petite, elle avait déjà le don de faire des pansements et d'administrer des injections et qu’importe la qualité de la plaie elle cicatrisait », se remémore-t-elle.
C’est donc déterminée à poursuivre son rêve qu’elle va à l’école. Elle a fait ses études primaires à l’école publique (Ep) d’Essos jusqu’au CE2 en 1984, et obtient son Cepe en 1987 à l’école publique de la Cité Sic. Elle est ensuite inscrite au Ces et Tc de Bonadoumbe à Douala. Puis, repart à Yaoundé, au lycée de Soa, puis au lycée de Nkolbisson, où elle obtient le Baccalauréat A4 All en 2001. Quelques temps après la jeune dame qu’elle est devenue retourne à Douala et s’inscrit à l’université, en Faculté des lettres et sciences humaines, filière histoire géographie. Elle y passe deux ans et obtient un Deug en Histoire géo. Mais, l’université n’était pas son rêve. «Je vais à l’université pour ne pas être oisive et donc, quand le concours des Infirmiers diplômés d’Etat (Ide) est lancé en 2006, je compose mais je rate». L’année suivante est la bonne et Emilie Prudence Ndzinga repart du Centre de formation des professionnels de la santé (Cefpsa), 3 ans plus tard, nantie de son diplôme d’infirmière.
Formation continue
Sortie de l’école en 2010, elle passe environ 1 an, à la polyclinique de l’aéroport, avant d’être affectée à l’hôpital Laquintinie, dans le cadre du recrutement des 25.000 jeunes lancé par le gouvernement. Elle prend service le 3 mai 2012, et va alors travailler tour à tour au service d’Orl, pendant 5 ans, aux Urgences médico chirurgicales pendant 3 ans, au Service Réanimation pendant 3 ans, avant d’être affectée au Service de de kinésithérapie comme Major.
Et la tâche n’est pas facile. «La première et principale difficulté rencontrée dans ce service c’est qu’étant Infirmière principale généraliste, ce n’était pas facile de manager un personnel technicien. Il faut au moins avoir la base, comprendre la spécialité du service dont vous avez la charge. Heureusement, avec beaucoup de volonté, ce n’est plus un problème aujourd’hui. Avec internet par exemple, on peut faire beaucoup de recherches. Les formations continues, les enseignements post universitaires (Epu), m’auront également permis de comprendre quels sont les protocoles utilisés pour X ou Y pathologie prise en charge», explique cette mère de famille, dont le travail est également facilité par les efforts consentis par la Direction de l’hôpital pour redorer le blason de cet hôpital.
«Mille merci à la Direction. Un véritable hommage au Directeur de l’hôpital Laquintinie qui nous permet de travailler dans des conditions adéquates, en nous mettant dans un environnement favorable pour donner le meilleur de nous», dit-elle, reconnaissante. Quand Major Ndzinga n’est pas à l’hopital, elle s’occupe de sa famille, de sa maison, de son foyer. Mariée et mère de famille, elle aime également être en compagnie de ses amies. Parmi ses passe-temps favoris, la télévision, notamment les éditions des journaux télévisés, des jeux et les télénovelas. Emilie Prudence Ndzinga dont le fils aîné, Médecin, a suivi les pas dans le milieu médical, aime écouter la musique, danser, participer aux afterworks avec karaokés.
I.M/ Hôpital Laquintinie
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