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la rigueur pour assurer de meilleurs soins aux malades
.Martin Damo : la rigueur pour assurer de meilleurs soins aux malades
Promu au poste de major deux ans seulement après son recrutement par l’Etat, et trois ans après le début de sa carrière, le major du service de chirurgie B a une carrière couronnée de succès. Découvrez le parcours de cet ancien élève de l’école publique des Guissia, dans l’Extrême-Nord.
Dans son bureau au service des Urgences B de l’hôpital Laquintinie de Douala, le major Martin Damo devise avec quelques collègues. En cette mi-journée, il reçoit également des infirmiers stagiaires dont il vise quelques documents relatifs à leur formation. C’est une heure creuse. Le major de neurochirurgie en profite pour renseigner quelques patients qui frappent à sa porte. La journée n’est pas de tout repos pour cet infirmier qui foule le sol de l’hôpital entre 6h30 et 6h45 minutes tous les matins. «Comme tous les matins, je fais le tour des salles pour voir les patients que j’ai laissé la veille, et ceux qui ont été admis en hospitalisation en mon absence. Je m’enquière de leur état de santé. Je me rapproche ensuite des infirmiers de garde pour savoir comment est-ce qu’ils ont travaillé, les patients qui ont eu des problèmes dans la nuit. Après quoi j’enregistre les nouveaux patients, et je prépare la ronde infirmière, puis la passation de service entre l’équipe de nuit et l’équipe qui va travailler toute la journée », déroule-t-il.
Respect des consignes
La passation de service se fait à 7h30. Et le major doit être là plus tôt pour faire ce travail en amont avant ce moment. Rigoureux et pointilleux sur le respect des heures de travail et des consignes, le major du service de Chirurgie B sait que cette rigueur est la clé pour une bonne prise en charge des patients. « Les difficultés sont notamment les retards et absences du personnel médico-sanitaire, ainsi que le respect des consignes données pendant la ronde. C’est pourquoi il faut être très regardant pour éviter que chacun ne fasse ce qu’il veut.», renseigne le major. Un travail que cet ancien élève de l’école publique des Guissia, région de l’Extrême-Nord, département du Mayo-Danay, fait en plus des différentes réunions auxquelles il assiste avec la direction.
Au service des autres
Etre au service des autres, Martin Damo l’a toujours souhaité lorsqu’il était encore tout petit. C’est ce qui l’anime lorsqu’il entame son parcours secondaire en 1990, au Collège d’enseignement secondaire (Ces) de Maga, un an après l’obtention de son Cepe. La-bas, il y passe un une seule année, en raison de la distance avec le domicile familial. Il obtient mon Probatoire au lycée de Doukoula où ils s‘inscrit par la suite et son Baccalauréat D en 2002 au lycée classique de Maroua.
Coaching gagnant
Le jeune bachelier prend la route pour Douala où il se lance dans les petits métiers, jusqu’en 2006 où il se présente au concours des infirmiers diplômés d’Etat, qu’il réussit avec brio. La formation qu’il effectue à l’Ecole des Ide de Douala, à l’hôpital Laquintinie, dure trois ans. Il en sort en 2009, et un an plus tard, le jeune infirmier est recruté par l’hôpital Central d’Hevecam de Nyete. Il y travaille jusqu’en début 2012. Mais, avant, en 2011, il fait le concours des 25000 emplois. Il est retenu et affecté à l’hôpital Laquintinie de Douala où il prend service en mars 2012, comme infirmier au service de chirurgie B.
Un mentor rassurant
« Le major que j’ai trouvé ici m’a pris comme son fils parce que j’étais assidu au travail, ponctuel. Il m’a encadré au regard de ma disponibilité, pendant deux ans. Et lorsqu’il était absent, c’est moi qui le remplaçais. Nous avons travaillé ainsi jusqu’en, 2014 quand on me nomme major au service de ‘‘Petit payant’’ », note ce père de deux enfants. Il y passe quatre ans, jusqu’en 2018 où il est désigné major en oncologie ; puis, major aux urgences adultes jusqu’en 2022. La-bas, il sera major pendant 16 mois avant d’être affecté major au service de Chirurgie B, en juillet 2023. « Le service qui m’a le plus marqué, c’est le Petit payant. Mais, c’est aux urgences médico-chirurgical qu‘il y avait plus de travail. En oncologie, la situation des patients m’a vraiment touché. Voir ces malades de cancer qui se battent contre cette maladie, ce n’est pas facile », note-t-il.
Passionné de lecture
Son travail est reconnu en 2016 par le top management de l’hopital Laquintinie, et l’équipe de direction fait de lui, le meilleur personnel médico-sanitaire de cette formation hospitalière. Malgré cette vie professionnelle chargée, ce père de famille n’a pas cessé d’apprendre. En 2018, il s’inscrit à Insam où il obtient une Licence en soins infirmiers, suivie, trois ans plus tard, d’un Master en Santé publique, option épidémiologie. « Je souhaiterais bien continuer, mais ce n’est pas facile de payer la pension des enfants, payer sa propre pension et joindre les deux bouts », fait-il remarquer.
Passionné et dévoué, le major a toujours la tête dans sa passion, même quand il n’est pas à l‘hôpital. A la maison, à ses temps libres, il se lance dans la lecture de tout ce qui a trait à la santé.
IM/HLD
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