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ACCUEIL → 𝐃𝐫 𝐀𝐳𝐢𝐳 𝐍𝐝𝐚𝐦,
𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥'𝐢𝐦𝐚𝐠𝐞𝐫𝐢𝐞 𝐦𝐞́𝐝𝐢𝐜𝐚𝐥𝐞
.Ancien élève de l'école publique Joss à Douala-Bonanjo et du lycée d'Akwa-Nord, issu de la 30ème de promotion de la FMSB de Yaoundé 1, le Chef de département d'imagerie médicale et explorations à l'hôpital Laquintinie est un professionnel réputé dans sa spécialité, un père de famille attentionné et un notable à la cour royale Bamoun.
La porte de son bureau resonne sans cesse. Des collaborateurs qui viennent pour recevoir une consigne, transmettre les dossiers des patients à traiter, faire valider les comptes rendus d’examens ou requérir des avis suite à des difficultés liées à la prise en charge de certains cas. Il faut aussi compter les usagers qui le sollicitent en permanence et se succèdent dans son bureau. Au moment où il nous reçoit, celui qui occupe les fonctions de Chef de Département d'imagerie Médicale et Explorations (Dimex), malgré ses multiples occupations quotidiennes, est à l'écoute du personnel et des usagers. « Je suis Chef de département, mais, outre ces responsabilités administratives, nous recevons des patients. Aujourd’hui par exemple, je suis affecté aux postes de Radiographie et IRM (Imagerie par résonnance magnétique). Je supervise le travail des collaborateurs qui sont affectés dans ces deux unités. J'interprète les examens réalisés afin que les comptes rendus validés soient remis aux patients », renseigne-t-il.
Un travail de supervision
En tant que Chef, Dr Ndam fait le tour du département chaque matin, pour s'assurer que tous les équipements fonctionnent, que les collaborateurs sont chacun à leur poste et travaillent. Il s'assure que les patients sont reçus et que le planning établi par la hiérarchie est respecté. En cas de difficultés, il doit trouver rapidement une solution appropriée. Devant certaines situations nécessitant l'intervention de la hiérarchie, un rapport est dressé et transmis. À cela, s'ajoutent les différentes réunions avec la Direction, auxquelles il doit assister. Ses journées de travail commencent à 7h30 et prennent fin à 15h30, voire plus, s'il est de garde.
La médecine, un rêve d'enfant
"Des journées difficiles et épuisantes, parfois nous n’avons même pas le temps d’une pause". Mais, cette profession, le médecin qu'il est, l'a choisie parmi tant d’autres qui s'ouvraient pourtant plus aisément à lui.
Des années plus tôt, le jeune homme qu'il est, rêve de médecine, d'agriculture, d’élevage et d'agroalimentaire. Après son parcours primaire à l'école publique Joss à Douala-Bonanjo, sanctionné par l'obtention du CEPE, le jeune collégien s'inscrit en classe de 6ème au CES et TC de Bonadoumbè au début des années 1990. Après le Collège Saint Michel où il passe 2 années, c’est finalement au lycée dAkwa-Nord qu’il obtient le Baccalauréat D, en 1997.
Concours
Après l’obtention de son Baccalauréat, le jeune bachelier se lance dans les concours. Il en fait trois. Le concours de la Faculté de Médecine et de Sciences Biomédicales (FMSB) de l'université de Yaoundé 1, le concours pour le l’IUT de Ngaoundéré et celui de l'École des ingénieures agronomes, la FASA de Dschang. « Je ne suis pas admis au concours de la FMSB pour cette première tentative, mais je réussis avec brio les deux autres. Bien que passionné par l'agriculture, l'amour de la médecine est plus fort », reconnait-il. Afin de poursuivre son rêve de sauver des vies, il s'en va à l'université de Bangui en République Centrafricaine sur les pas de sa sœur ainée, où il fait ses quatre premières années de médecine. En 2001, la FMSB de Yaoundé 1 lance un concours d'entrée en 4ème année. Le médecin aspirant qu'il est, revient au Cameroun, compose et est admis. Il reprend la 4ème année, poursuit son cursus et en ressort quelques années plus tard, en 2005, Docteur en médecine, de la 30ème de promotion de la Faculté de médecine et de sciences biomédicales de l’université de Yaoundé 1.
La radiologie pour répondre à un besoin
Son doctorat en poche, le médecin généraliste n'est pas immédiatement affecté. Pour gagner en expérience, il se lance dans les vacations. Il y passe 8 mois à l'hôpital de district de Nylon. Il est finalement affecté à l'hôpital de district de Foumban en 2006, où il y passe un an en qualité de Chef de service de Pédiatrie et de Gynécologie-obstétrique, avant d'être nommé Médecin chef du Centre médical d'arrondissement (CMA) de Koutaba, pendant 4 mois, entre janvier et avril 2007. En Mai 2007, Dr Ndam Ibrahima est nommé Médecin chef du CMA de Lafé-Baleng (connu sous le nom de léproserie) à Bafoussam pendant 2 ans. Il est marqué par le manque de radiologues exerçant dans la ville. Le CMA de Lafé est doté d’une petite unité de radiologie et le Dr Ndam se retrouve à donner des avis pour ces examens. De là nait la passion pour cette spécialité. En 2009, il retourne à la FMSB pour une spécialisation en radiologie. Elle dure 4 ans et il en ressort, en fin 2013, Médecin radiologue. Il fera également une sous-spécialisation en imagerie ostéo-articulaire (DIU à l’Université de Toulouse III en France) et une autre en imagerie cardiovasculaire (CHUV de Lausanne en Suisse).
Promotion
Après sa spécialisation, le radiologue est immédiatement affecté à l'hôpital régional de Nkongsamba en avril 2014 où il occupe le poste de Chef de Service de radiologie et y exerce pendant trois ans. Il en repart en avril 2017, pour l'hôpital Laquintinie de Douala, où il exerce jusqu’à ce jour. Médecin appliqué et sérieux, il est nommé deux ans plus tard, en 2019, Chef de service de radiologie, puis, Chef de département d'imagerie médicale en 2020, lorsque le service de radiologie passe en département, suite à la vision managériale de sa hiérarchie, en particulier le Professeur Noël Emmanuel ESSOMBA, poste qu'il occupe toujours.
Passionné par l'imagerie médicale, il veut apporter sa pierre au développement de cette discipline médicale, notamment, l'essor des sous spécialités dans ce domaine. « Je suis actuellement passionné par l'imagerie interventionnelle. Dans la ville de Douala, il n’y a pas de centre qui propose ce genre de services. Avec le concours de la hiérarchie de l'hôpital Laquintinie, nous sommes sur un projet pour pouvoir mettre en œuvre cette pratique. Ce sera fait d'ici la fin de l'année 2024. L'imagerie interventionnelle c'est une sorte de chirurgie des organes au cours de laquelle on n'a plus besoin de faire des incisions à ciel ouvert. Par le biais d’une ponction dans un vaisseau et guidé par la radiographie, on arrive à procurer d’énormes traitements. C’est un des projets qui nous tient à coeur, en plus aussi, d’asseoir des sous spécialités de radiologie comme cela se passe dans d’autres pays. Et à l'hôpital Laquintinie, nous avons tout ce qu’il faut pour pouvoir faire de la radiologie de pointe », promet-il.
Au quotidien, le département d'imagerie médicale reçoit des patients qui viennent pour des examens tels que des scanners, échographies, radiographies, mammographies et les IRM. « Tout se passe généralement bien. Nous prenons soin des patients. Les planifications sont bien faites par les cinq radiologues qui travaillent dans le département. Les difficultés, il en existe, notamment, le déficit en radiologues pour l’implémentation efficiente de tous les projets en cours. Parfois, nous sommes appelés à arrêter temporairement les activités en cours pour gérer des urgences vitales, ce qui n’est pas toujours du goût des usagers en attente. Mais en généralement, cela se passe bien », informe-t-il.
Dr Ndam a une vie de médecin bien remplie. Et lorsqu’il n’est pas à l'hôpital, ce père s'occupe de sa famille à la maison. Pendant les classes, une fois rentré après le boulot, il contrôle les cahiers de ses enfants, se rassure qu'ils ont fait leurs devoirs et lu leurs cours. Les week-ends, celui qui est par ailleurs Chef de grande famille et notable à la cour royale des rois Bamoun depuis 2009 est très souvent en déplacement. « Les week-ends, quand on n'est pas programmé pour travailler, on est à la maison, en famille. Il arrive très souvent que nous soyons sollicités au village, où nous avons la charge de la grande famille et des responsabilités traditionnelles », renseigne-t-il.
Et lorsqu’il passe ses week-ends à Douala, le chef de famille fait du jardinage, des petites bricoles, et toutes les choses qu'il n'a pas pu faire en semaine, faute de temps. Lorsqu'il est assis devant son poste de télévision, il aime regarder les documentaires animaliers, de guerres, des séries policières et suivre l'actualité.
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