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𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐚𝐧𝐞 𝐑𝐞𝐛𝐞𝐜𝐜𝐚 𝐍𝐘𝐔𝐌𝐁𝐀 𝐆𝐖𝐄𝐋

𝐚𝐜𝐜𝐮𝐞𝐢𝐥𝐥𝐢𝐫, 𝐨𝐫𝐢𝐞𝐧𝐭𝐞𝐫 𝐞𝐭 𝐬𝐞𝐜𝐨𝐮𝐫𝐢𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐥𝐚𝐝𝐞𝐬

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Félicitée par le Directeur pour son travail, cet agent de surface en service en Consultations Externes, fait montre d’abnégation dans sa tâche. Une attitude saluée par de nombreux patients.

Lorsqu’on évoque la lettre de félicitations qui lui a été adressée par la Direction de l'hôpital Laquintinie, l’émotion est encore perceptible dans sa voix. Dans cette lettre signée du Directeur de l’hôpital Laquintinie, le Pr Noël Emmanuel ESSOMBA, on peut lire. «Au cours de l’année 2024, vous avez fait preuve de professionnalisme par votre sens élevé du devoir, d’abnégation au travail et d’humanisme. Par ces attitudes honorables, j’ai l’honneur de vous adresser cette lettre de félicitations. Je vous exhorte à persévérer dans cette voie ».

La lettre lui a été servie au mois de mars dernier. Mais, Christiane Rebecca NYUMBA GWEL, technicienne de surface en service en Consultations Externes, en parle comme si c’était hier. «Les félicitations du Directeur m'ont été adressées, et il m'a été remis la chemise contenant la note signée du Directeur de l’hôpital qui m’adresse ses félicitations pour le travail que j’abats dans cet hôpital. Mes collègues se sont jetées sur moi, me félicitant. J’étais très émue », balbutie-t-elle. Et de poursuivre. «Cette lettre de félicitation revêt une très grande importance à mes yeux. C’est la reconnaissante des efforts que je fais depuis que je travaille dans cet hôpital, et surtout ces dernières années. C’est une invite à continuer à travailler pour rehausser l’image de l’hôpital auprès des patients », reconnait celle qui exerce à l’hôpital Laquintinie depuis maintenant 13 ans.

Multitâches

C’est en 2011 que Christiane Rebecca NYUMBA GWEL est recrutée à l’hôpital Laquintinie de Douala comme technicienne de surface. Elle est immédiatement affectée au Grand bloc opératoire de la maternité, puis aux urgences et dans plusieurs autres services de l’hôpital. Au service de Consultations externes, où elle travaille depuis 5 ans, cette mère de deux enfants se distingue par la ponctualité au travail, la rigueur qu’elle s’est donnée et son professionnalisme. «J’arrive à l’hôpital dès 6h. Je me lève tous les mations à 4h, que ce soit en période de classes ou pendant les vacances, comme c’est actuellement le cas. J’apprête ce qu’il faut pour les enfants. Je me prépare et à 5h30, je quitte la maison pour l’hôpital », explique-t-elle.

Quand elle arrive à l’hopital à 6h, maman Rebecca, comme on l’appelle affectueusement, ouvre son service, puisqu’elle en possède les clés. Y étant, elle prie d’abord, « parce que c’est le Seigneur qui me donne la force de faire ce que je fais », dit-elle. Elle installe ensuite les chaises dans le hall, là où se trouve l’ancien Service en charge des patients assurés de l'hôpital Laquintinie, et commence à recevoir les malades, le nettoyage ayant été fait la veille, après le départ des usagers. Elle les installe, prends leurs carnets et les classe en fonction des médecins à rencontrer. Même s’il y a les hôtesses, maman Rebecca n’a pas besoin de les appeler ou d’attendre qu’elles viennent faire leur travail, «parce que nous formons une équipe, nous travaillons tous pour le bien de l’hôpital, et nous devons nous compléter », argumente-t-elle.

Un bon accueil essentiel

«La première chose dont le malade a besoin lorsqu’il arrive à l’hôpital, c’est d’être bien accueilli. L’accueil est très important. À cela s’ajoute le sourire de la personne qui l’accueille, l’écoute et l’attention qu’on lui porte. Je demande gentiment et poliment au patient ce qu’il veut, où il va, le service dont il a besoin », raconte-t-elle, toute émue. Bien qu’en s’occupant des patients, maman Rebecca n’oublie pas sa mission principale. Et donc, elle s’assure que son espace de travail est toujours propre, que les toilettes sont toujours saines et bien nettoyées, porte assistance aux malades qui en ont besoin et s’assure que sa serpillère est propre et que son eau est bien javellisée.

Hôtesse

Cette originaire de la Sanaga Maritime n’a pas d’heure fixe pour terminer son travail. Une fois les malades partis, elle balaie, lave le sol et range les chaises. Elle s’assure que le dernier patient a quitté le Service de consultations externes et que les médecins n’ y sont plus, puis, elle ferme et s’en va lorsqu’il est parfois 17h. «J’ai la clé du service de Consultations Externes que je nettoie. Et donc, je dois être-là, la première, avant tout le monde, avant les malades, avant les autres membres du personnel. Et je ne suis jamais arrivée en retard. Et une fois les patients partis, je nettoie tout le service, jusqu’aux toilettes, et j’attends que tout le monde parte, et je ferme avant de partir », note-t-elle.

Sa lettre de félicitations, elle dit la devoir aux patients «Quand le Directeur passe, il leur pose des questions sur leur accueil, leur prise en charge, ils disent toujours que tout va bien, que le travail est bien fait. C’est sûrement grâce à cela que j’ai été récompensée », croit savoir celle qui dit travailler toujours en souriant et avec la bonne humeur. Une récompense qui, espère-t-elle, va avoir un impact positif sur sa carrière professionnelle. «J‘aime ce que je fais. On m’appelle ici maman Rebecca. Quand je travaille, je suis contente. Je travaille comme un militaire. Je monte, je descends. Je ne me fatigue pas », note-t-elle, avant de poser sa doléance. « Ce que je souhaite, c’est que cette lettre de félicitations change ma vie professionnelle. Je veux par exemple quitter de technicienne de surface à hôtesse. Je demande vraiment à Monsieur le Directeur, s’il peut faire cela pour moi, sa fille a besoin de ça », plaide-t-elle.

Un CAP en industrie d’habillement

Sa vie, maman Rebecca ne l’avait pas imaginée dans un hôpital. L’ancienne élève de l’école La Liberté au lieu-dit "CCC", titulaire plus tard d’un Certificat d’Aptitude professionnelle (Cap) en industrie d’habillement au collège Saint Esprit, de la 6ème en terminale où elle a fait ses classes se voyait couturière ou encore styliste. Mais, son rêve s’effondre lorsqu’en, classe de Terminale IH, son papa devient invalide. Ne pouvant plus travailler, il devient difficile pour lui de continuer à payer la scolarité de sa fille. La jeune fille d’alors se lance dans la vie active. Elle vend de la tomate au marché Sandaga. L’activité est pénible, et pas très lucrative. C’est ainsi que, par un concours de circonstance, elle est recrutée comme technicienne de surface à l’hôpital Laquintinie de Douala.

Une fois le travail à l’hôpital terminée, cette mère de deux enfants rentre s’occuper de sa famille. Le week-end, elle gère sa maison. Le Samedi, c’est la cuisine et le ménage. Le dimanche, elle va à l’église Saint Paul de Nylon avant de se reposer et profiter des siens.

#LaquintinieAvecVous

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