t HOPITAL-LAQUINTINIE
+237 688 824 844

RUBRIQUES Ismaila Ngatoko

ACCUEILIsmaila Ngatoko

Ismaila Ngatoko

l'infatigable ange gardien des patients assurés

.

Chef du Service de l’Unité de Médecine Conventionnelle des Soins (Umcs), l’ancien élève du lycée classique de Garoua veille au quotidien au suivi et à la bonne prise en charge des malades couverts par une assurance.

On vous plonge dans son univers ⬇️

Lorsque nous arrivons dans son bureau, Ismael, comme on l’appelle affectueusement, échange avec une patiente. La quinquagénaire, diabétique, sollicite l’accompagnement du responsable de l’Unité de Médecine Conventionnelle des Soins (Umcs) pour pouvoir entrer en possession de ses médicaments. La dame ne veut pas y aller seule. Ismael passe quelques coups de fil pour se rassurer de la disponibilité des médicaments, et l'accompagnera personnellement. « La dame a besoin de son insuline. C’est une réfugiée. Il y a une convention entre l’hôpital Laquintinie et le UnHcr, pour la prise en charge des réfugiés urbains, et je suis le facilitateur, quand ils arrivent ici chez nous. C’est pourquoi nous sommes disponibles pour eux afin qu’ils se sentent chez eux », informe Ismaila Ngatoko.

Ainsi se présente partiellement le quotidien de cet homme. Originaire du Septentrion, la quarantaine entamée, le responsable de l’Unité de Médecine Conventionnelle des Soins de l'hôpital Laquintinie, a des journées bien remplies. L’Umcs est un service qui s’occupe uniquement des patients assurés, qu’ils soient personnels de l’hôpital Laquintinie ou patients qui viennent de l’extérieur, envoyés par des compagnies d’assurance ou des entreprises, partenaires de l'hôpital Laquintinie. « Le service de l’Umcs ouvre ses portes tôt, dès 7h30, pour satisfaire ces malades qui sont parfois exigeants, et qui veulent être servis rapidement, parfois jusqu'à des heures tardives», explique le responsable du service.

Efficacité

Et d’expliquer le parcours du patient. « Quand le patient ambulatoire ou hospitalisé arrive, il nous présente un document qui atteste qu’il est assuré. Il lui est établi une fiche de circulation, laquelle lui permet d’avoir accès à différents points de services, et nous permet également de dresser des factures, et l’enregistrer. Ensuite, on l’oriente vers le secrétariat pour la prise de ses paramètres avant de rencontrer le médecin. Pour ce qui est des examens, on valide le bon de prise en charge, on fait les factures des examens demandés et on oriente le patient vers le service concerné pour faire lesdits examens », explique-t-il. Les résultats sont satisfaisants. Les patients sont contents du service qu’ils reçoivent et affluent de plus en plus.

Au départ, explique Ismaila, le service des assurances était semi-externalisé, géré par un homme ne faisant pas partie du personnel de l’hôpital. Il coordonnait l’équipe interne de l’hôpital qui travaillait dans ce service, et très rapidement ses collaborateurs internes ont pris la relève lorsque son contrat est expiré. Le service a progressivement grandi en nombre de patients. « Nous traitons en moyenne plusieurs centaines de dossiers de patients assurés par jour. Le nombre de patients assurés a multiplié au moins par 7 par rapport au passé. A ce jour, que ce soit en termes de malades reçus, de factures émises ou de recouvrements, l'actuelle Umcs est 7 fois plus performant que par le passé. Et on veut faire plus », se satisfait Ismaila.

L’espace affecté à ce service devenait étroit. Et, il y a quelques semaines, le Directeur de l’hôpital Laquintinie, le Pr Noel Emmanuel Essomba, a doté ce service de nouveaux locaux, flambants neufs, entièrement climatisés, plus grands et plus accueillants. Le nouvel espace accueille également les compagnies d'assurances partenaires de l'hôpital Laquintinie dans le but de faciliter l'accès à ce service aux assurés, raccourcir le parcours du malade et rendre plus efficace leur prise en charge.

Difficultés

Au service de l’Umcs le patient est roi. « Ce sont des patients très méticuleux et pressés. Ils n’aiment pas perdre le temps. Certains ont des soucis à interpréter le bon de prise en charge établi par l’assureur. On les manage du mieux qu’on peut. Il faut être disponible et à l’écoute de ces malades parmi lesquels les réfugiés qui ne comprennent pas toujours très bien français. Il faut les écouter et parfois se déplacer vers les services concernés, passer des appels pour qu’ils soient servis, et à temps. Cela montre qu’à Laquintinie, les patients sont écoutés, suivis et accompagnés », reconnait Ismaila Ngatoko.

Les exigences sont donc à trois niveaux. « Le malade exige d’être vite et bien pris en charge, l’assureur attend que le malade soit bien encadré, l’hôpital attend également que le patient soit satisfait, avec résultat probant. Je suis donc au milieu de trois exigences qu’il faut satisfaire absolument », explique-t-il. Mais, outre la satisfaction de ces malades, Ismaila Ngatoko doit également veiller au suivi du paiement des factures par l’assureur. Et pour y parvenir, le Chef de Service de l'Umcs établit quelques fois des lettres de relance, autant que nécessaire pour, les assureurs et entreprises retardataires dans leurs obligations contractuelles. Toutefois, il veille à un climat sain et serein entre l’assureur et l’hôpital Laquintinie

Du lycée classique de Garoua à L’hôpital Laquintinie

Un travail parfois harassant pour cet ancien élève des lycées classiques de Garoua et Maroua. Après avoir obtenu son Baccalauréat D au lycée classique de Maroua, Ismaila s’inscrit à l’Université de Ngaoundéré, où il sort, nanti d’une Licence en Gestion. Le jeune homme qu’il est, veut se lancer dans la vie active. Il dépose les dossiers du concours de l’Enam (Ecole nationale d'administration et de la magistrature). Il tente également le concours de l'institut national de la jeunesse et des sports (Injs), puis celui des Cadres d’appuis au Ministère de la Santé en 2009. Ce sera le bon bout. Ismaila est déclaré admis à ce dernier concours. «C’ est d’ailleurs le seul à avoir été lancé jusqu’aujourd’hui», précise-t-il. Il est par la suite affecté la même année, fin 2009, à l’hôpital Laquintinie, où il exerce jusqu’à ce jour.

« C’était ma première fois de venir à Douala, en 2009. Je découvrais la ville et l’hôpital Laquintinie », lance-t-il avec un sourire. Pendant ses débuts à l’hôpital Laquintinie, Ismael réalise des activités administratives et financières, sous ses chefs qui sont des médecins. Il va travailler dans ce service d’Umcs jusqu’à sa nomination comme Chef de Service par le Pr Noel Emmanuel Essomba.

La bonne marche de ce service, Ismael avoue le devoir à ses collaborateurs qui travaillent avec abnégation, mais surtout avec l'accompagnement décisif du Directeur de l'hôpital Laquintinie et ses collaborateurs qui ne ménagent aucun moyen pour satisfaire pleinement à leurs obligations. Sur le plan familial, ce père aimable et attentionné aime passer ses week-ends en famille, avec ses enfants et son épouse.

I.M/ Hôpital Laquintinie

!